"Le cinéma et l'école"

La méthodologie

Dans les premiers temps, nous faisons la distinction entre le lieu du récit et le lieu de l’écriture. Il y a plusieurs façons d’aborder la phase de développement et plus celle-ci est créative, moins de limites nous imposons à notre imaginaire. Délimiter nos objectifs fera partie de l’apprentissage. Le genre du film s’imposera très vite. Suivra ensuite le choix d’un titre, et enfin d’un synopsis. Suivra un choix personnel et démocratique au sein de l’équipe pour décidé des différentes responsabilités que chacun poursuivra pendant la production et la post-production du film.

3.1. Initiation au technique de vidéo.
Suite au visionnage d’un film ou /et de court-métrage, dûment choisis par rapport au contexte de l’atelier, l’équipe échanges, analyse, réalise une découpe filmique, réalise une écriture technique.
Une prise de connaissance des outils et du langage technique permet à l’équipe de se relayer facilement des informations, des exigences.

3.2. Jeu d’acteur
L’atelier propose une approche physique de la prise de parole. Cela commence avec entrain, avec une prise de contact et quelques salutations au soleil ainsi que des exercices d’expression corporelle. Les objectifs de ces exercices sont, d’une part, d’ouvrir le potentiel du groupe par une dynamique ludique et de stimuler notre bonne humeur. D’autre part, cela permet de faire connaissance assez tôt avec notre goût pour le jeu d’acteur. Le corps s’échauffe par quelques passes de voix, de gestes, de mots. Le son est plastique, l’acteur le module. Le corps de l’acteur développe trois types de mouvement: vibratoire, ondulatoire, frottage. Il connait et imagine des gestes psychologiques, cela le connecte à une certaine mémoire.

3.3. Écriture d’un scénario
Les participants composent un montage photographique de textes, images, collages, qu’ils présentent ensuite individuellement ou en groupe en expliquant les différentes étapes de leur réflexion. Par groupe restreint, les participants choisissent entre différents types de support: un album de photo de famille, des images iconographiques / des images publicitaires/ politiques, des images trouvées au hasard. Nous analysons la qualité sensible esthétique et médiatique de ces matériaux. Le groupe, de nouveau, présente son travail et propose une situation, un décor à sa création. Des jeux de simulations nous amène à mimer des situation à imaginer et à vivre différentes liaisons et noeuds dramaturgiques (rythme, répétition, fondu, ellipse, abîme, etc.). Nous apercevons très vite que la logique ne résout pas toujours une situation même si elle participe à la réflexion. L’humour par exemple est une bonne issue de secours. etc.

Mise en projet.

Dans un premier temps nous abordons le genre documentaire. Le groupe est invité à rencontrer la population, l’environnement, les lieux de cultes et lieux culturels, places publics, les passants, les commerçants, les habitants… Pendant la visite des différents lieux publics, les participants, prennent des notes, des documents photo, des dessins, des enregistrements. Ils adressent leurs questions aux personnes que nous sommes susceptibles de rencontrer.
Ensuite, nous nous déplaçons vers la fiction: nous nous attachons aux mythes, aux rumeurs de la ville, du village, de la région. Nous parlons des genres au cinéma. Le scénario est inventé à partir d’une histoire vrai ou non. Les participants choisissent un lieu de décor dans notre environnement proche pour le tournage de notre court-film.
Puis, nous précisons un thème: le voyage, l’exode,la psychose, le règlement de compte, la vengeance, le complot, le vampirisme, le crime, etc. Le scénario, dans ce cas de figure, propose une transformation radicale des personnages ou/et des décor(s). Notre langage est plastique. Nous ne manquons pas d’argumenter et de négocier nos choix esthétiques.
A la réalisation ces trois étapes il n’y a aucune restrictions par rapport au médium ni par rapport à la forme finale. Le film idéalement présente une trace vidéo- sonore, dessin, photo, écriture, représentations miniatures,…

Enfin, pour mener à bien notre projet, nous suivons un protocole clair et efficace:
1. choix d’un titre
2. choix d’un genre/plusieurs genres mélangés
3. écriture d’un synopsis
4. configuration de l’équipe
5. tournage
6. montage
7. visionnage
8. débriefing

A cela doit être considérer un temps propice au développement, un autre dédié au tournage et à la post-production {montage, générique etc.} et finalement la restitution du travail avec des commentaire et mise en perspectives.

Diffusion

Le film en lui-même est visionné en public. 
Des matériaux et des études préalables sont éxposés ainsi que, éventuellement, un (making of).